Le
français québécois est un français national au même titre que le
français de Belgique ou le français de Suisse. Ce n'est ni un
dialecte ni un patois. Il est différent de la langue parlée en
France pour des raisons historiques faciles à expliquer.
Il
existe de nombreuses différences entre les mots qu'on utilise en
France et ceux qu'on emploie au Québec, surtout aux niveaux familier
et populaire.
Exemples:
Les trois repas s'appellent le
déjeuner, le dîner et le souper.
«Pantoute!» (signifie «pas
du tout!»)
Je suis «tanné», c'est «plat» - le t final se
prononce - (j'en ai marre, c'est ennuyeux)
Un «bazou»: une
vieille auto
Des «bebelles»: des jouets ou des babioles
Un
«bec»: un bécot, un baiser
Une «bibitte» : un insecte ou un
animal inconnu
Un «maringouin»: un moustique
Ma «blonde»:
mon amoureuse
Des «bobettes»: un slip, un caleçon, un
sous-vêtement
Mon «chum»: mon ami, mon copain ou mon
amoureux
Une «débarbouillette»: une petite serviette, un gant
de toilette
Un «dépanneur»: un petit magasin général
Une
«liqueur»: une boisson gazeuse
Des «mitaines»: des moufles
Des
«patates pilées»: des pommes de terre en purée
Une «piastre»
(prononcer «piasse»): un dollar
«Quétaine»: moche, passé de
mode, kitsch
Un «siffleux»: une marmotte
Une «tabagie»:
petit magasin où l'on vend cigarettes et journaux
Une «tuque»:
un bonnet d'hiver en laine
«Barrer» la porte: fermer à
clé
«Capoter»: paniquer, devenir fou
«Chauffer»: conduire
un véhicule
«Écrapoutir»: écraser, broyer
«Faire la
baboune»: bouder
«Faire dur» avoir mauvaise mine, mauvaise
apparence
«Magasiner»: faire du shopping, du
lèche-vitrine
«Pogner»: agripper, empoigner, attraper (un
rhume) ou avoir du succès en amour (intransitif)
«Se faire
passer un sapin»: se faire rouler
«Sacrer son camp»: partir,
s'en aller subitement
«Tirer la pipe à quelqu'un»: se moquer,
agacer, taquiner
«I mouille»: il pleut
Pour en savoir plus:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Qu%C3%A9b%C3%A9cois